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 - [FlashBack : Camp d'Auschwitz, Pologne, 1943] Erik ✗ Mikhaïl ✗ We're all being shipped off to hell together. -

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Mikhaïl A. Cherkov
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The sound of iron shocks is stuck in my head, the thunder of the drums dictates, the rhythm of the falls, the number of deads, the rising of the horns, ahead. From the dawn of time to the end of days, I will have to run, away. I want to feel the pain and the bitter taste, of the blood on my lips, again.



Âge : Officiellement 41 ans mais il a gardé son apparence de jeune homme et même dans une vingtaine d'année, il aura toujours le même visage... Mais quand on lui demande son âge, il répond qu'il a 25 ans.
Capacité(s) : Immortalité et Sens Sur-Développés

MessageSujet: [FlashBack : Camp d'Auschwitz, Pologne, 1943] Erik ✗ Mikhaïl ✗ We're all being shipped off to hell together.   Dim 4 Oct - 17:49
We're all being shipped off

to hell together.



Une espèce de bouillasse appelée "plat" venait d'être servit dans son bol en bois avec un bout de pain qui pour une fois, semblait mangeable. Il s'en alla manger dans son coin. Comme il était jeune et en bonne santé, les allemands le faisait travailler, il bénéficiait alors de quelques petits privilèges : il avait une chambre à lui et la nourriture qu'on lui servait était plus appétissante que celle que l'on donnait aux juifs et aux autres prisonniers... Mais le traitement était le même. Si il n’obéissait pas où faisait quelque chose de travers, il se prenait des coups de poings , des coups de crosse ou alors, il ne mangeait pas pendant une journée ou deux. Pourtant, pour lui, les tâches qu'on lui donne à faire son déjà des punitions : nettoyer les traces de sang, conduire des prisonniers dans les chambres à gaz, faire brûler des cadavres et les vêtements ayant appartenu à des prisonniers... Que des choses qui le dégoûtait mais qu'il s'obligeait à faire pour rester en vie.

Bien qu'il n'avait aucun appétit, il se força tout de même à manger quelques cuillères de son "plat". Il ne savait même pas ce qu'il était en train d'avaler, cela n'avait aucun goût et devenait vite dégoûtant. Ses mains, sales et abîmée, déposèrent le bol à moitié vide à côté de lui. Il enfouit cependant le morceau de pain dans l'une de ses poches, histoire d'avoir de quoi avoir quelque chose dans l'estomac si il en avait le besoin. Il se leva avant de mettre sa casquette sur la tête puis, il commença à marcher pour rejoindre sa chambre qui se trouvait non loin des dortoirs d'autres prisonniers. Il plongea sa main droite dans sa poche et marchait en regardant droit devant lui, puis, il décida de ralentir en voyant un jeune garçon assit sur le rebord d'un mur, près d'un dortoir, seul. Il s'arrêta à quelques mètres de lui. Ne sachant pas si ce garçon était allemand, russe, polonais ou même d'une autre nationalité, il décida tout simplement de lui parler en allemand. Car oui, ce dernier savait parler en allemand. Son allemand"Hallo." [Bonjour] lui dit-il. Il s'approcha de quelques pas avant de reprendre. "Qu'est-ce que tu fais là, tout seul ?"Quasiment personne ne traînait dans ce couloir sombre, il n'y avait qu'eux deux, les autres étaient déjà couchés, en train d'être exécutés ou alors, en train de subir des expériences scientifiques aussi douloureuses les unes que les autres. Comprenant que le jeune garçon ait du mal à répondre à un inconnu ou qu'il n'ait tout simplement aucune confiance, il décida de se présenté. "Je m'appelle Mikhaïl, et toi, comment tu t'appelles ?" demanda-t-il d'une voix qui pouvait être jugée comme chaude et rassurante. Il resta là, debout, à quelques mètres du jeune homme, ne voulant aucunement s'imposer, si le garçon lui demande de partir et de le laisser seul, il partira, mais au contraire, si ce dernier décide d'engager le dialogue et de faire connaissance, ça sera avec plaisir que le jeune soviétique s'installera et parlera avec lui.



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Erik M. Lehnsherr
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The final solution it's a box full of tricks and I'm through with repairs when there's nothing to fix, I'm armed with delusions and one little thing.
    Some rise by sin itself, others by virtue fall.
Why should I apologize for the monster I've become, no one has ever apologised for making me this way.


Âge : 34 ans
Capacité(s) : Manipulation magnétique (contrôle, mise en mouvement, perception, lévitation)

MessageSujet: Re: [FlashBack : Camp d'Auschwitz, Pologne, 1943] Erik ✗ Mikhaïl ✗ We're all being shipped off to hell together.   Mer 6 Avr - 20:13
We're all being shipped off to hell together



How can you see into my eyes like open doors?
Leading you down into my core where I've become so numb
Without a soul my spirit's sleeping somewhere cold
Until you find it there and lead it back home.



Il avait vu tellement de monde aujourd’hui que la tête lui en tournait presque, tant il n’avait plus l’habitude. Le Docteur Schmidt avait été très clair : son protégé ne devait avoir aucun contact avec le monde extérieur qu’il n’aurait pas lui-même approuvé –et donc contrôlé jusque dans les moindres détails, afin de mettre à l’épreuve son jeune cobaye-, consigne que les soldats de la SS avaient pris très au sérieux, avec leur docilité coutumière. Tout n’était que solitude et silence, depuis des semaines, peut-être même des mois, ou même des années, pour ce que l’adolescent en savait, privé de tout moyen de mesurer la fuite du temps. Il avait bien essayé de compter mentalement les jours, mais l’exercice s’était révélé vain : il n’existait aucune fenêtre dans sa cellule d’où guetter la course du soleil, et les murs avaient été insonorisés afin que la vie du camp, alentour, ne puisse lui fournir aucune indication du moment de la journée auquel il se trouvait, ni d’ailleurs que quiconque puisse entendre ses appels à l’aide, ses cris, ses pleurs. Certaines fois, le Docteur lui demandait de stopper la course des aiguilles d’une montre, ce qui lui permettait, selon le modèle, d’avoir ainsi accès à date affichée grâce au quantième… Mais qui pouvait jurer qu’il s’agissait de la date exacte ?

Mais le mutant ne voulait pas trop y réfléchir. Parce qu’y songer, c’était se rappeler de l’antre noire et froide qui était devenue son cachot, c’était laisser son esprit ranimer les réminiscences de douleurs abominables, et les images de ce corps de femme, écroulé sans vie derrière lui…

Impossible de remonter le fil de sa mémoire sans que ne le submerge une envie de hurler à s’en déchirer le crâne.

Les exceptions au règlement draconien dont il faisait l’objet s’avéraient extrêmement rares, du fait des moyens déployés par son nouveau tuteur afin de le couper du reste du monde –le « préserver », comme il disait, avec ce sourire tendre qui l’accablait tant- ainsi que de la crainte respectueuse que le personnage suscitait auprès de ses sbires en uniforme. Aucun d’entre eux ne se serait risqué à désobéir, de peur de finir au peloton d’exécution, ou pire, de devenir le rat de laboratoire de ce savant fou. Ils entendaient les plaintes déchirantes d’Erik, lorsque ce dernier était « en séance » avec le scientifique, dans le laboratoire… Ils le ramassaient, à la fin de chaque session, le traînant parfois jusqu’à sa cellule lorsque le malheureux avait perdu connaissance, ou ne tenait même plus sur ses jambes… Non, pour rien au monde, les hommes du IIIème Reich n’auraient voulu subir le courroux d’un monstre capable de faire subir de semblables horreurs à un enfant. Pour rien au monde, ils n’auraient tenté de s’interposer, pantins mécaniques en uniforme, pour lui sauver la vie, ou au contraire abréger cette dernière, comme le garçonnet leur implorait de le faire après certains tête-à-tête avec son bourreau, dans un murmure brisé.

Les exceptions étaient rares… Mais pas inexistantes. Il arrivait parfois que le petit mutant soit transféré d’un bâtiment à l’autre d’Auschwitz, pour des raisons mystérieuses qui laissait souvent présager l’installation de nouveaux moyens de mettre son don ainsi que sa résistance, aussi physique que mentale, à l’épreuve. Instruments chirurgicaux, générateur installé pour que les néons de sa « chambre » demeurent constamment allumés, soufflerie pour abaisser la température de la pièce, changement de régime alimentaire, privations, haut-parleurs le privant de sommeil… Schmidt ne manquait ni d’imagination, ni de cruauté, et là encore, sa victime préférait ne pas chercher à se figurer ce qui l’attendrait ce jour-là, lorsqu’il réintègrerait ses quartiers. Mieux valait obtempérer, suivre le mouvement sans faire de vague. Se consoler un peu en s’abandonnant à un état d’hébétude morne, tête basse.

Les deux matons l’affublant à chacun de ces transferts temporaires –autre exigence stricte du Roi Noir du Club des Damnés- avaient été alertés par un officier, pas plus haut gradé qu’un lieutenant si Lehnsherr se fiait à la maigre connaissance qu’il avait des galons portés par les nazis. Apparemment, il y avait un problème avec le dernier train, la foule avait besoin d’être canalisée… Et tous les bras disponibles étaient bons à prendre. Toujours tête baissée, Erik suivait la conversation, sans grand émoi : il parlait parfaitement l’allemand, sa langue maternelle, mais ne voulait donner aucun signe qu’il comprenait ce que ces hommes se racontaient –souvenez-vous, ne pas faire de vague, surtout ne pas faire de vague. Et puis le venin distillé dans son cœur par Shaw commençait à faire effet, et le sort des malheureux qui tout comme lui avait trouvé dans le camp le terminus fatal de leur existence ne parvenait plus à le toucher, plus vraiment. C’était trop tard pour eux, comme c’était trop tard pour lui… Leurs illusions naïves lui donnaient autant envie de sangloter que de se recroqueviller dans un coin, yeux clos et paumes fermement apposées contre ses oreilles. Il avait treize ans, cela faisait huit mois que sa détention avait commencé, et qu’un camp d’extermination lui tenait lieu de foyer. En un sens, l’indifférence le préservait de la folie furieuse ou de la tentative de suicide, sans compter qu’ainsi, les souvenirs d’Elle demeuraient bien sagement enfermés dans la zone la plus sombre de sa tête.

Entre ce môme amorphe à l’allure inoffensive et une urgence en matière de sécurité, les gardes hésitèrent quelques secondes, se consultèrent à voix basse puis se décidèrent en sursautant lorsqu’un ordre, à la fois sec et autoritaire, émana de leur supérieur. Avec empressement, l’un deux dit à Erik de l’attendre dans ce couloir austère, assis dans le renfoncement d’une fenêtre, de manière à ce qu’ils puissent distinguer son dos depuis l’extérieur à travers la vitre empoussiérée, avec interdiction formelle d’en descendre. Ils prenaient déjà suffisamment de risques comme ça… Leur précieuse cargaison s’exécuta sans mot dire, et une fois installé sur les pierres grossières, il suivit discrètement des yeux ses gardiens, avant que ces derniers ne tournent à un coude du couloir et ne disparaissent, sur les talons du lieutenant.

Bon.
Il ne lui restait plus qu’à attendre.

Les minutes commencèrent à s’égrener, lui redonnant suffisamment d’audace pour relever le menton, jeter un coup d’œil vers le ciel, à travers la fenêtre qui avait été entrouverte afin de renouveler un peu l’air des quartiers des « privilégiés » y résidant, et s’intéresser à ce qui l’entourait. Il n’avait pas remarqué le bruit de fond alentour, léger, comme cela d’une usine ou d’une ruche en pleine activité. C’était si étrange, de se retrouver presque dehors –mon Dieu, dehors-, sans personne…

Un salut, lui étant visiblement adressé, le fit tressaillir, et vivement tourner la tête, en direction d’un soldat qu’il ne connaissait pas, ou plutôt non, pas d’un soldat, le tissu de son uniforme n’était pas assez de bonne qualité, un membre des Sonderkommandos, plutôt. Le jeune garçon aurait pu être fier de son esprit de déduction, qui s’attachait à utiliser les vêtements d’autrui afin de deviner à qui il avait affaire ; néanmoins, il se crispa intérieurement : jamais il n’aurait dû se laisser surprendre, et encore moins tourner la tête si prestement. Maintenant, cet inconnu savait qu’il comprenait l’allemand, ce que son instinct de préservation réprouvait, car pour survivre, il fallait que tout le monde en sache le moins possible sur lui. Il n’y avait qu’à voir les problèmes desquels l’adolescent avait  hérités en dévoilant son pouvoir, sans même chercher à le faire…

La mine avenante du type le mit de suite sur la défensive, il est vrai. Klaus Schmidt aussi savait être agréable, généralement juste avant de lui faire très, très mal… Prudence étant mère de sûreté, Lehnsherr ignora sa première question, pour mieux se murer dans un mutisme obtus. Malheureusement, l’autre, au lieu de se décourager et de partir faire quelque chose de plus constructif, persévéra, si bien que le petit mutant transgressa son code de conduite, juste un peu :

-… Erik.

Le son de sa propre voix lui parut si étrange, si étranger, qu’il s’en surprit lui-même. Il parlait peu, Sébastian se contentant généralement de lui dire quoi faire sans attendre de réponse de sa part, et le temps passé à pleurer et à s’égosiller de douleur avait rendu en avait rendu le timbre plus rauque, presque éraillé.

L’enfant se racla la gorge, avant de reprendre, un brin plus fort :

-… Je m’appelle Erik.

Cela pouvait paraître si peu, si dérisoire. Cependant, il s’agissait de son nom, d’un maigre lien avec sa vie d’avant, avec l’être qu’il avait été, avec ce bonheur enfui que le hanterait jusqu’à la fin de ses jours. S’en rappeler, malgré les sévices et la cruauté, le porter sans honte comme il le faisait de sa religion, constituait une maigre victoire face à la barbarie de Shaw, sans doute éphémère, mais néanmoins bien réelle.

L’espace d’un instant, le jeune juif considéra son interlocuteur comme il l’aurait fait au cours d’une conversation tout à fait banale, que tous deux auraient pu partager dans un tout autre lieu, en des circonstances complètement différentes, avant que sur ses traits ne se peigne une expression d’effroi ravalée tant bien que mal.

-Je n’ai pas le droit de vous parler, conclut-il en se braquant totalement, yeux de nouveau fixés brutalement au sol avec une application intense, les mots ayant fusé de ses lèvres dans un allemand impeccable, quoi que si rapidement qu’il semblât qu’aucune pause n’avait été respectée entre eux.

Les deux autres militaires et leur inconscient de supérieur allaient payer cher leur désistement momentanément si cela remontait aux oreilles du Docteur ; la dernière chose que souhaitait le garçonnet était d’également subir l’ire de son père de substitution autoproclamé.



(c) casbucky
Evanescence - Bring me to life





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