X-men: Days Past
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 - you are the piece of me i wish i didn't need | Charles -

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Charles F. Xavier
Fondatrice ▬ X-MEN ▬ PROFESSOR X
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Crédits : Rusty Nail
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My power comes from here, comes from… and it’s broken.

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Capacité(s) : Télépathie ♦ Empathie ♦ Illusion ♦ Contrôle de la Mémoire ♦ Transe hypnotique ♦ Manipulation des Rêves ♦ Projection & Manipulation Mentale ♦ ...

MessageSujet: Re: you are the piece of me i wish i didn't need | Charles   Jeu 12 Mai - 18:56

You are the piece of me I wish I

didn't need


Pourquoi était-il descendu déjà ? L'atmosphère de ces couloirs le rendait nerveux et dans cette zone d'inconfort il venait se mettre en présence de l'indésirable invité... C'était probablement une des meilleures idées qu'il avait pu produire dernièrement. Il avait l'impression de ressentir les vibrations que la machine qui dormait pourtant non loin, Hank avait probablement résolu la dernière faille de sécurité en date qui avait poussé Charles dans ses retranchements en le forçant à remettre les pieds dans le Cerebro qu'une nouvelle arrivante avait réussi à déverrouiller. Mais il n'avait guère posé la question à son ami, il ne discutait déjà pas assez souvent avec lui pour mettre le sujet de cette machine cauchemardesque sur le tapis.

Charles était donc descendu, sous le coup d'une mauvaise inspiration, il voyait qu'Erik avait estimé pouvoir briser le peu de consignes qui lui avait été transmis et avait cependant eu l'estime de lui transmettre les dernières nouvelles du jeune homme. Le télépathe était décidé à mettre fin à cette inconfortable situation avant d'obtenir une réponse.

▬ " Bien évidemment, qu’il s’en sortira. C’est un battant. " Imbécile, avait-il était trop subtile ou bien cela ne lui importait réellement peu que la psyché de ce jeune homme ne recouvre pas ses facultés antérieures ? Peu importe, cette réponse avait suffi à l'agacer et sa réplique fut cinglante.

▬ " Peu importe si son cerveau ne recouvre pas tant qu'il tient sur ses deux pieds pour te suivre c'est ça ? " Son regard hostile avait quitté la silhouette du blessé pour se poser sur Erik. Il ne s'en rendait pas encore compte, mais une certaine rancœur semblait émaner de ses mots, tel le reproche de celui qui avait été laissé, abandonné le corps brisé sans plus aucun contact durant plus d'un an jusqu'à ce qu'un des êtres qu'il hébergeait soit utile à son dessein. Peut-être que c'était là la source de cette sourde colère qu'il retrouvait et lui faisait oublier le désir de quitter ces lieux oppressants.

▬ " Je n’ai pas prévu de toucher à quoi que ce soit. " C'était probablement là une façon de l'éconduire, chose qui aurait probablement fonctionné si Erik n'avait pas d'abord prit soin d'éveiller le ressentiment de son hôte qui se protégeait de son inconfortable situation grâce à sa sourde colère.

▬ " Excuse moi de ne pas te croire sur parole. " Il n'était bon qu'à produire du sarcasme et pourtant Erik ferait bien mieux de tenir sa parole, il y avait des choses ici qui pouvaient lui faire regretter toute manipulation mais Charles semblait à même de ne pas le mettre en garde. Parce qu'une mise en garde serait une offre à toute curiosité et toute manifestation de celle-ci serait mal placé dans l'esprit de ce visiteur. " Contente-toi de ne plus ouvrir les portes fermées, tu dois bien être capable de faire preuve de ce minimum de décence. " Pour ces hôtes qui le toléraient malgré ses tords. Il pouvait bien faire ça n'est-ce pas ? Ne pas agir comme s'il se trouvait en terrain conquis alors que l'on avait tout juste accepté d'offrir l'aide qu'il avait osé demander après tant de silence. L'idée de quitter les lieux semblait avoir été mise en attente, Charles ayant appuyé son épaule sur le montant de la porte tout en croisant les bras, trouvant ainsi une position tenable pour quelque temps.



Where are you Charles ?
La dure vie de bipède:
 
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Erik M. Lehnsherr
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The final solution it's a box full of tricks and I'm through with repairs when there's nothing to fix, I'm armed with delusions and one little thing.
    Some rise by sin itself, others by virtue fall.
Why should I apologize for the monster I've become, no one has ever apologised for making me this way.


Âge : 34 ans
Capacité(s) : Manipulation magnétique (contrôle, mise en mouvement, perception, lévitation)

MessageSujet: Re: you are the piece of me i wish i didn't need | Charles   Jeu 9 Juin - 20:43
You are the piece of me I wish I didn't need



I will admit, I'm guilty as you want me to be.

Difficile de discerner ce qu’Erik voulait vraiment. Ses motivations, plus que limpides, avaient donné naissance à une philosophie paranoïde à partir de laquelle se déployaient d’innombrables ramifications, sur lesquelles s’était bâtie la Confrérie, phénix extirpé des cendres du Club des Damnés. Ses aspirations politico-sociales semblaient ne pas pâtir du moindre doute nourri par leur créateur, bel et bien décidé à bouleverser le monde : Erik avait semble-t-il définitivement coupé les ponts avec le reste de l’Humanité –avec toute l’Humanité en vérité, puisqu’il incarnait l’émergence d’une nouvelle race-, traçant de ce fait une frontière entre les siens et leurs ennemis, fragile séparation qui serait un jour ou l’autre mise à feu et à sang, lorsque ces deux univers entreraient en collision. Dans tout ce merveilleux plan, dans cette vision dichotomique à l’extrême de laquelle Magneto ne démordait pas, un unique grain de sable s’était immiscé, minime et pourtant impossible à ignorer, une anicroche menaçant de gâcher son chef d’œuvre sur le point d’être parachevé.

Charles.
Que faire de Charles ? Où le placer dans l’immense schéma de la société que le mutant désirait bâtir ? Charles, là sans vraiment l’être. Charles, essentiel tout autant que résolument décidé à ne jamais appartenir, d’aucune façon, à son rêve. Selon la logique nourrie par Lehnsherr, implacable, si le télépathe refusait de le suivre, c’était donc qu’il prenait place parmi ses adversaires, et devait de ce fait être éliminé, à la manière d’un corps étranger dont l’extraction assurerait la survie de l’organisme le portant jusqu’alors en son sein. Tuer Xavier, aussi fou que paraisse un tel projet, devenait sous un certain angle une option comme une autre, absolument faisable d’ailleurs compte-tenu de la mixture qu’injectait régulièrement le Fauve au professeur, dont les effets sapaient apparemment les fabuleuses capacités de ce dernier. Il n’aurait rien vu venir, il ne se serait douté de rien… Fawkes se serait porté volontaire sans une once d’hésitation, ça ne faisait aucun doute, aux vues du mépris à peine voilé teintant son discours à chaque fois que le sujet de l’Institut se voyait évoqué en sa présence. En une fraction de seconde, Charles aurait disparu. Evaporé, anéanti, hors jeu, perdu pour toujours. Erik n’aurait même pas eu à contempler tout l’horreur de ce crime, puisqu’il se serait tenu en retrait, enfermé loin là-bas au Nord dans leur bunker, dans l’attente d’une laconique confirmation. « C’est fait », deux mots si simples qui auraient changé tellement de choses. C’était probablement cela, le plus glaçant : se dire qu’en un claquement de doigts, un être de sa qualité pouvait être supprimé, et pire encore, que la Terre continuerait de tourner sur elle-même comme si de rien n’était. Pas de cataclysme, pas d’apocalypse, pas de hurlements ni de soubresaut de l’univers. Simplement le silence, tandis que la vie reprendrait son cours, assimilant cette mort comme une donnée de plus, dénuée d’états d’âme. Des gens mouraient tous les jours, et si ce n’était les pleurs de quelques uns de leurs proches, rien ne cessait après eux : d’autres reprenaient leur emploi, la peine de la famille s’amenuisait jusqu’à ne laisser qu’un souvenir mélancolique, les époux se remariaient, les enfants grandissaient pour trouver leur propre voie… Les tombes cessaient d’être fleuries, remplacées par celles plus fraîches des nouvelles dépouilles. C’était si facile, si indolore et presque banal, que ça en devenait insupportable.

Il ne tuerait pas Charles, ni maintenant, ni plus tard, ni jamais, même sur un ordre donné à un de ses partisans endoctriné au point de lui obéir avec délectation. Benjamin n’aurait pas compris pareille faiblesse, l’entièreté de son futur empire risquait de vaciller si un mutant aussi puissant que celui se tenant à une distance si modique de lui ce soir-là venait à décider de lui barrer la route, mais ça n’était tout simplement pas envisageable, pour une raison que l’Allemand aurait été bien en peine d’exposer. Quel que fût l’avenir qui les attendait, eux les derniers fruits de l’Evolution en butte à un système archaïque et oppressif, son ancien ami y trouvait sa place, plus ou moins proche de la Confrérie, plus ou moins proche de lui, sans que jamais son absence ne vînt ternir l’éclat de sa victoire.

Alors pourquoi l’attrait cynique de leur joute verbale actuelle se racornissait-il peu à peu, à la manière d’une page lentement dévorée par les flammes ?

-Crois-moi, il est bien mieux avec moi que là où je l’ai trouvé, trancha Lehnsherr d’une voix sombre.

De toute façon, son hôte ne le croirait pas. Tout ce qui ne collait pas au merveilleux modèle idyllique de cohabitation fraternelle entre humains et mutants n’intéressait pas Charles, paré d’œillères que le rescapé d’Auschwitz n’avait remarquées que trop tard, après que le pire eût pu être évité, après s’être attaché à cet homme autrefois extraordinaire.

C’était si peinant, d’avoir à se justifier auprès de quelqu’un en qui il avait eu toute confiance pour la première fois de sa vie, quelqu’un qu’il avait cru capable de l’acceptait comme il était, de le comprendre sans mot dire.

L’acrimonie se mêla à ses paroles, avec une aisance qui le blessa autant que le dédain à peine voilé du Britannique :

-Tu viens me parler de décence ? Et où était-elle, Charles, cette décence, lorsque tu trahissais ta propre race au profit d’assassins ? Tu ne sais rien de cet enfant, et tu ne sais rien de moi ; garde donc tes beaux discours moralisateurs pour ceux disposés à attendre les bras croisés que notre extermination soit perpétrée avec la dernière des violences.

Il passait si vite avec le télépathe de l’ironie joueuse à la patience mélancolique, avant les secousses des altercations toutes griffes dehors… Comment ne pas s’y perdre lui-même, et trouver brièvement floue sa ligne de conduite pourtant si résolument tracée.






(c) one-flash-of-light
30 Seconds to Mars - Old blues song





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Don't get too close, it's dark inside, it's where my demons hide.


Magneto 2.0:
 
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